Ce soir, pour aller au ciné, j'ai décidé, par fainéantise sans doute, d'y aller en métro. J'aurais pu, il est vrai, m'y rendre en vélo ou même à pieds, mais je n'aurais pas le plaisir d"écrire ce billet !;-)

Bref, ce soir, 19h45, j'effectue mon changement à la station Bercy, afin de récupérer la ligne 14 pour juste une station. En arrivant en bas des escalators, j'entends et j'aperçois mon métro qui arrive. A cet endroit, il reste encore quelques mètres à franchir et un escalier à descendre pour arriver sur le quai. Je continue donc à mon rythme nonchalant, sachant que vu la fréquence des métros sur cette ligne, je n'aurai pas à attendre bien longtemps pour prendre le prochain...! J'ai horreur de courir dans le métro et j'ai surtout horreur des gens qui courent, ils auraient même tendance à me stresser parfois! Je ne peux d'ailleurs m'empêcher de les trouver ridicules et sourire lorsqu'ils ratent leur métro... (je sais c'est pas très sympa... D'autant plus que par le passé ça m'est arrivé de courir alors que j'effectuais des trajets de banlieue à banlieue...). Toujours est il qu'en descendant les escaliers tranquillement (tout en essayant d'éviter la foule qui monte ces mêmes escaliers quatre à quatre, comme si sa vie en dépendait...), j'entends une voix qui crie :
Allez ! Avancez ! plus vite ! Plus vite !
Naïvement, je m'imagine que ceci est destiné à la foule qui court venant de la part de quelqu'un qui est également lassé de voir les gens courir après des métros parfois imaginaires... Mais c'est en arrivant en bas des escaliers que je m'aperçois que ceci m'étais destiné ! (ceci dit, même si je m'en étais aperçu plus tôt, je pense que ça n'aurait rien changé... mis à part un peu plus d'obstruction peut être....). Je vois donc un pauvre type, tout sec, et tout énervé qui me dépasse en manquant de rater une marche et en pestant contre mon incroyable nonchalance. Ce dernier tente de rentrer en force dans le métro et manque par la même occasion d'y laisser un bras et une jambe (La ligne 14 étant entièrement automatique, ce n'est pas la peine d'attendre le moindre geste du conducteur pour retenir les portes, comme c'est parfois le cas sur les autres lignes). Bref, mon bonhomme, pourtant prêt à perdre un de ces membres, n'a pas réussi à monter dans le métro, et s'est donc retrouvé avec moi sur le quai à pester et à me maudire. Je lui dis alors gentiment que de toute façon, il y en a un autre dans deux minutes. Cela ne le came aucunement, puisque deux minutes plus deux minutes vous comprenez.... Bon là, j'avoue que je l'ai un peu aidé.. je lui ai dit que ça faisait quatre... ! :-). D'ailleurs, vu le sourire que j'arborais, il a bien du comprendre que je le trouvais ridicule.. mais il aura au moins eu le mérite de me mettre d'excellente humeur ! ;-) Et si en plus vous avez souri à la lecture de ce billet.. alors là ! je dois tirer mon chapeau à ce pauvre homme qui, je l'espère ne s'est pas fait remontrer par son épouse suite à ces deux minutes de retard !
En tout état de cause, je crois que je n'arriverai pas à me faire à tous ces gens qui courent, parfois pour rien, puisque bien souvent le métro qu'ils on entendu... est sur le quai d'en face ! Il est vrai aussi que lors de trajets comportant de multiples correspondances, la moindre minute perdue peut parfois en faire perdre plus. Je suis d'ailleurs très mal placé sur ce point là car j'ai la chance d'habiter à proximité de mon lieu de travail... Ce qui n'est pas légion en région parisienne...!